Programme de mon voyage en Inde traditionnelle début 2018

Programme de mon voyage en Inde traditionnelle début 2018

Voici le programme de mon précédent voyage en Inde, autour de la thématique des festivals tribaux et du voyage responsable, et mon ressenti.

Grâce à mon investissement pour le respect des tribus, de leurs croyances et culture, j'ai été invitée à plusieurs festivals tribaux, dans des zones reculées du Bastar et dans plusieurs états du Nord-Est.

Fiancée de la tribu Gonds avec une tresse de fleurs, un joli saree vert et doré et des bijoux en or

I. La culture Pardhan Gonde à Adilabad au Telangana.

J'ai d'abord fait halte à Adilabad chez mon ami reporter Sinu.

Un de mes amis Gonds, Rahul, m'a invitée à plusieurs célébrations religieuses de sa tribu : des fiançailles en ville et une puja dans son village.

 

J'ai ainsi découvert qu'il existe chez certaines tribus une hiérarchie ou dit autrement... des castes comme dans l'hindouisme !

Les Pardhans, communauté dont Rahul fait partie, se considèrent supérieurs aux autres communautés gondes.

Ce sont des Gonds plutôt riches, qui ont "réussi" et vivent très près des villes voire ont migré à Bombay ou d'autres grandes métropoles indiennes.

Les fiançailles étaient donc fastueuses et se déroulaient dans un grand hôtel. Tous les invités portaient de magnifiques habits et bijoux.

II. Sammakka Saralamma Jatara à Medaram au Telangana.

Sammakka Saralamma était dépeint comme le plus grand rassemblement tribal du monde.

Ce festival de quatre jours a lieu tous les deux ans à Medaram, dans le district de Warangal, l'ancienne capitale de la dynastie Kakatiya.

Il est organisé en l'honneur de deux déesses, une mère et sa fille, qui ont combattu le pouvoir en place à propos d'une loi injuste.

Les pélerins offrent leur poids en boule de sucre de canne (jaggery) et prennent un bain rituel comme lors de la Khumb Mela.

Plus de 10 000 personnes ont participé en 2016.

En 2018, il s'est tenu du 31 janvier au 3 février.

Sammakka Saralamma Jatara dans les faits.

Sammakka Sarakka, comme la plupart des puristes l'appelle, n'a plus rien d'un festival tribal !

Au fil des années, le festival a été envahi par des pélerins qui ne connaissent ni l'histoire ni la signification des rituels. Ils ne savent même pas qui sont Sammakka et Saralamma.

Les tribus, quant à elles, ont presque complètement déserté la fête. Même ceux qui vivent ici ont tendance à partir ailleurs pendant toute sa durée.

 

Si vous venez néanmoins voir ce qui ressemble plus à une Khumbh Mela avec des rituels religieux, ne comptez pas sur le réseau téléphonique. Alors que nous devions rejoindre des amis journalistes de Sinu, nous n'avons pas pu les joindre et nous avons dû dormir par terre. J'ai également dû garder avec moi - et porter - toutes mes affaires alors que j'étais malade et fièvreuse.

 

Le soir, à l'arrivée de la Déesse, nous avons tenté d'entrer dans le sanctuaire principal par l'entrée VIP. On nous a refusé l'accès, malgré notre statut de reporter pour l'un, blogueur étranger promouvant l'Inde centrale pour l'autre. Nous avons dû faire la queue dans une foule énorme et je me suis retrouvée à plusieurs reprises écrasée contre les barrières. Une femme âgée m'a même frappée pour m'être plainte de me faire écraser. Sinu et moi nous sommes également perdus pendant de longues minutes angoissantes au moment de cette altercation.

 

A cause de la foule, j'ai eu beaucoup de mal à prendre de beaux clichés. Mes moments préférés ont été lorsque nous nous dirigions vers le "village". Nous croisions de nombreux pélerins portant le sucre de canne décoré sur leur tête, souvent le crane rasé, emmenant des chèvres pour les offrandes. Nous avons pu assister à la vie dans les camps de fortune installés pour l'occasion. Une fois dans le village, nous avons pu assister aux bains rituels et aux offrandes de cheveux.

Le Soir, nous avons croisé quelques groupes de la tribu Koya portant leurs grandes idoles colorées et dansant au son de leurs tambours, de fiers hijras - travestis - aux beaux sarees et bijoux, et quelques personnages étranges voulant se faire passer pour des aghoris, les saddhus vivant sur les lieux de crémation et buvant dans les crânes des morts.

 

Malgré ces quelques moments intéressants, Sammakka Sarakka n'est pas un festival que je vous recommande. 

III. Bastar.

Après Medaram, je devais aller au Karnataka pour Mahamasthakabhisheka, les ablutions de la statue géante de Bahubali, qui se déroule tous les 12 ans.

Suite à une invitation à un festival tribal dans le Nord-Est qui ne m'aurait pas laissé assez de temps pour le Karnataka, j'ai décidé d'aller au Bastar pour approfondir encore ma connaissance sur les tribus locales, faire des vidéos et déterminer avec mes amis comment nous pouvons encore mieux promouvoir la culture tribale.

Les temps forts de mon 3ème voyage au Bastar.

Mise à jour en cours

Nyokum festival of the Nishi Tribe in Arunachal Pradesh.

Nyokum est célébré par la Tribu Nyishi, du groupe Tibéto-Mongol, en Arunachal Pradesh. L'année prochaine, il fête son jubilé d'or à Yazalidu 23 au 27 février et j'ai l'immense honneur d'y être conviée par les organisateurs.

Mariage Rajput au Rajasthan.

En mars, je suis invitée à couvrir un mariage Rajput près de Jaipur.

Couverture d'un projet de village d'accueil Rabari.

La famille Rajput qui m'invite au mariage est en train de créer un village Rabari.

Les Rabaris, auparavant éleveurs de dromadaires, élèvent désormais des chèvres et moutons et sont très respectueux de la nature.

Ce village leur permettra de faire découvrir leur mode de vie aux voyageurs.

Contactez-moi

Vous pouvez me contacter si vous recherchez du matériel vidéo ou photo de ces évènements ou un article pour votre magazine.

Vous souhaitez m'interviewer ou que je parle à votre conférence ? Utilisez le formulaire ci-dessous.

Les champs marqués * sont obligatoires